mercredi 30 avril 2008

Aurobindo

Il a dit : la seule manière de se débarrasser du doute est de prendre la discrimination comme détecteur de vérité et de fausseté et, sous sa garde, d'ouvrir la porte librement et courageusement à l'expérience.

Il n'est ni rationnel ni spirituel d'espérer une véritable transformation de la vie humaine sans une transformation de la nature humaine.
Tout mal est en train d'enfanter le bien éternel; car dans la loi de cette vie qui émerge de l'Inconscience, tout est une imperfection qui est la condition première pour manifester avec une plus grande perfection la divinité cachée...

mardi 29 avril 2008

A propos de Benjamin Lazar : il a cette faculté merveilleuse de s'approprier le temps et l'espace et de nous permettre de s'y introduire. Nous sommes installé en spectateur au théâtre et subitement, une minute n'est plus une minute, et nous voyageons grâce à lui dans un imaginaire qui devient réel... C'est magique.

lundi 28 avril 2008

la vision

ma vision des choses va dépendre de ma faculté de discrimination, des efforts pour me cultiver, des références que je vais adopter, de la liberté que j'assume pour expérimenter des situations peu communes, et surtout de faire l'impossible pour ne pas me prendre par trop au sérieux et savoir me moquer de moi ! Savoir aussi éliminer et rechercher des gens valables, ceux qui tentent de qualifier la vie.
Par exemple : j'ai asisté à la performance de Benjamin Lazar au théâtre de l'Athénée. Une merveille de talent, de travail, de qualité, de simplicité dans son attitude journalière. De quoi vous réconcilier avec le genre humain et de penser que tout n'est pas foutu !

samedi 26 avril 2008

et alors ?

J'ai assisté à ces concerts : Elle Fitzgerald, Sinatra, Sarah Vaughan, Chet Baker, Trenet, etc. Tous se produisaint simplement, les femmes en robe du soir, les hommes en cravatte, sans lumières qui balayent la scène, sans danseurs en arrière-fond. technique remarquable, voix inimitable, invention musicale merveilleuse. De vrais talents se suffisant à eux seuls.
Maintenant, on confond les diamants avec les paillettes, l'or avec le plaqué. Il faut donc compenser le manque de talent et de travail par des lumières, des danseurs, et surtout des chanteurs (ou qui pensent l'être) qui ne cessent de bouger, sauter, courir sur la scène comme un cheval à qui on a mis de l'ail dans le derrière...N'est-ce pas pitoyable ? De plus, on fausse le goût de toute une nouvelle génération, mais à quelle fin ?

vendredi 25 avril 2008

toujours le luxe

Le pourquoi de mon insistance sur la notion du luxe ? Coco Chanel disait que le luxe n'est pas l'expression de la richesse, mais le contraire de la vulgarité.
Comme je constate que partout où se tourne mon regard, je ne peut que constater une augmentation de la vulgarité, de la démagogie, je voudrais, peut-être naïvement, tenter de donner à quelques personnes, de quoi modifier ses étalons de références et changer ses comportements et acquérir une liberté vis-à-vis des manipulations économiques, religieuses et politiques dont nous sommes bombardé sans cesse !

mercredi 23 avril 2008

Villalonga écrit ceci :
"Les aristocrates ont troqué l'insolence d'êre libres contre l'impudence d'être riches à tout prix. Lorsque j'étais enfant on m'avait enseigné à ne jamais prononcer le mot "argent". C'était, me disait-on, un mot de maquignon. C'est peut-être pour cela que je me sens toujours mal à l'aise en Amérique...Non, l'aristocratie ne survit pas dans une société où le fait de dire merde à un banquier passe pour une sottise !

Ce texte m'a fait un grand plaisir, car j'ai reçu les mêmes discours pendant mon enfance à Strasbourg et ont eu une grande influence sur ma manière de voir les choses. Alors qu'en Suisse, le discours était le contraire. Cela m'a permis de faire mes choix en fonction de ma nature.

mardi 22 avril 2008

toujours le luxe

José Ortega y Gasset a noté ceci :
La vie prend un sens quand on en fait une aspiration à ne renoncer à rien. Dès l'instant où une mode, comme l'appartenance à une chapelle, un groupe, un parti, un mouvement, une communauté, une famille de pensée,une société particulière, met en péril en quoi que ce soit, l'expression de sa personnlité, ou oblige à renoncer à quoi que ce soit qui donne son sens à l'existence, il faut s'abstenir !
José-Luis de Villalonga, dans "Fiesta" écrit ceci en 1971 :
...Nos Sancho Pança sont notaires, curés, marchands, ducs. Il n'y a pas d'artistes parmis eux, ni de paysans. Ils feront en sorte que la beauté devienne une insulte, l'intelligence un crime, l'amour un péché. Dans dix ans au plus tard nous seront submergés par les classes moyennes, cette merde universelle. Chez nous, ce sera la fin du peuple et de ses chefs coutumiers. Le temps des bêtes à double face qui mordent la main de leur maître. La fin de toute grandeur. L'agonie des dernières espérances.
En fait, le luxe est tout sauf la consommation des produits de l'industrie de luxe ! L'argent n'est pas nécessaire pour acquérir ce dont l'âme a besoin.

mercredi 9 avril 2008

idées

J'ai été bloqué par un lumbago qui m'a empêché d'écrire.
Je suis un peu affolé par les nouvelles du monde qui ne me semble pas aller très bien, surtout parce que je suis certain que la plupart des gens ne possèdent pas tous les éléments pour pouvoir juger des situations qu'ils doivent affronter: "comprendre, c'est appréhender tous les éléments qui font qu'une chose existe et se maintient, sans confusion intellectuelle ni perturbation émotionnelle" !
Il est évident que personne ne possède tous les éléments en cause qui justifient une situation, d'autant plus que tous les pouvoirs, qu'ils soient économique, politique ou religieux ne donnent la totalité des facteurs en cause. On pourrait en déduire que l'homme réellement cultivé n'est plus manipulable, il est donc de l'intérêt d'un pouvoir de ne pas permettre une culture complète de se manifester. Pourtant, avec tous les livres, les bibliothèques, internet, il est possible de se documenter personnellement sur tous ls sujets...mais il faut en avoir la volonté et le courage