mardi 30 mars 2010

extraordinaire synthèse !

"Le drame c'est que la bêtise pense" (Jean Cocteau)

samedi 27 mars 2010

beauté !

Les personnes qui sont belles savent -elles qu'elles sont généreuses ? Pourquoi ? Nous pataugeons au milieu d'un environnement banal, souvent triste, et subitement, on voit un beau chien, une belle voiture, une belle femme ou un bel homme, notre regard est attiré par une belle façade d'immeuble...et pendant quelques instants on se sent léger, heureux : la beauté existe ! Et on reprend espoir !

lundi 22 mars 2010

Mode ou style ?

Dans la société contemporaine, l'union au groupe constitue la façon prévalente de surmonter la séparation. C'est une union où, dans une large mesure, le soi individuel disparaît, et dont le but est d'appartenir à la foule. Si je ressemble à quiconque, si je n'ai ni sentiments, ni pensées qui m'en distinguent, si je me conforme aux coutumes, usages vestimentaires et idées, au pattern du groupe, je suis sauvé ! Sauvé de l'expérience effrayante de la solitude ! Les systèmes dictatoriaux recourent aux menaces et à la terreur pour induire ce conformisme ; les pays démocratiques à la suggestion et à la propagande. On ne peux expliquer l'emprise qu'exerce la peur d'être différent, la peur de s'éloigner du troupeau, sinon en conprenant quelle profondeur se situe le besoin de ne pas être séparé.
Là se situe la différence entre "être à la mode" ou "être un style", comme Marlène Dietrich, Coco Chanel, Greta Garbo, James Steward, Gary Grant, Audrey Hepburn, Burt Lancaster, De Gaulle, etc...

vendredi 19 mars 2010

La Bruyère (les caractères)

" L'incivilité n'est pas un vice de l'âme, elle est l'effet de plusieurs vices : de la sotte vanité, de l'ignorance de ses devoirs, de la paresse, de la stupidité, de la distraction, du mépris des autres, de la jalousie. Pour ne se répendre que sur les dehors, elle n'en est que plus haïssable, parce que c'est toujours un défaut visible et manifeste. Il est vrai qu'il offense plus ou moins selon la cause qui le produit".
" Les vices partent d'une dépravation du coeur, les défauts d'un vice de tempérament, le ridicule d'un défaut d'esprit" !

mercredi 17 mars 2010

confusion :

Un français va au bordel ou paye un gigolo ou une prostituée et dit "faire l'amour" !
Faux : il fait du sexe.
Les anglo-saxons font la différence entre faire du sexe et faire l'amour. C'est un gigolo de grande envergure, américain, qui m'a dit : "j'ai fait de sexe des centaines de fois car c'est mon métier, mais je n'ai fait l'amour qu'une seule fois" !
La différence ? On agit en consommateur en payant quelqu'un et on ne s'inquiète pas de savoir si on plait à l'autre.
Quand on veut faire l'amour, on recherche le plaisir de l'autre, et il est évident que si on ne plait pas à la personne que l'on voudrait séduire, on n'a plus envie de créer un rapport.

Personnellement, je n'aime que faire l'amour !

dimanche 14 mars 2010

suite

J'ai dit que je n'avais jamais eu de grêve et oublié de mentionner "aucun suicide" !!! J'avais à gérer en Italie 11 usines ce qui totalisait environ 5000 ouvriers .

bonne leçon :

J'avais 14 ans. Dans la rue, avec mon père, nous croisons un groupe d'ouvriers qui travaillaient dans notre fabrique de montres. Stupidement snob (vu mon âge) je n'ai presque pas répondu à leur salut. Alors mon père me dit : sans ces ouvriers qui travaillent pour nous, nous n'aurions rien...alors respecte-les !
Quand je suis devenu styliste, plusieurs années plus tard, cela m'a permis d'avoir un très bon rapport avec tous les ouvriers de toutes les usines dont je me suis occupé, et je n'ai jamais eu de grêve.

mercredi 10 mars 2010

Antisémitisme :

Il y a plus de 4000 ans, des prophètes juifs ont inaugurés "un Dieu unique", d'où l'ancien testament. Environ 2000 ans plus tard, Jésus est le départ d'une nouvelle religion, le catholisisme. Pendant environ 300 ans, ses disciples ont petit à petit créé un groupe important, et les prêtres ont compris qu'il fallait éliminer l'influence de l'ancien testament pour augmenter leur pouvoir et ont inventé "l'antisémitisme".
Pour les Juifs, il était interdit de représenter Dieu par des symboles et on constate q'il n'y a pas d'art juif. Dieu pour les Juifs n'était pas identique à un être humain, mais le "principe organisateur du cosmos et de la vie".
Comme pour créer une balance entre la non-repésentation de Dieu, les catholiques ont valorisés les symboles le suggérant, d'où une fantastique création architecturale, picturale, statuaire, musicale est née. Cependant, le côté négatif de ces actions est que ces symboles sont pris pour une réalité, alors qu'en fait, on devrait tenter de comprendre le sens de ces symboles. Ce qui est rarement le cas. De là découle du fanatisme, un refus de l'autre.
Alors que faire ?

mardi 9 mars 2010

Aldous Huxley :

Dans le monde moderne, les dieux auxquels sont offerts les sacrifices humains sont des personnifications, non pas de la nature, mais des idéals politiques de l'homme lui-même, et fabriqués par lui.
L'Inquisition brûle et torture afin de perpétuer une croyance, un rituel et une organisation ecclésiastico-politico-financière considérée comme nécessaire au salut éternel des hommes !
"Toute violence est, avant tout autre chose, une rébellion sacrilège contre l'ordre divin".
Il y a aussi un autre inconvénient inhérent à tout système de sacrement organisé, et c'est le fait qu'il donne à la caste de prêtres un pouvoir dont il n'est que trop naturel pour eux d'abuser. Dans une société à laquelle on a enseigné que le salut s'obtient exclusivement ou principalement par certains sacrements, et que ces sacrements ne peuvent être administrés efficacement que par une prêtrise professionnelle, cette prêtrise professionnelle possédera un pouvoir coercitif énorme. On s'est donc lancés dans les persécutions, la simonie, la politique de force, la diplomatie secrète, la haute finance e la collaboration avec les despotes : le pape Paul IV au XVème siècle a crée l'Inquisition et favorisé l'antisémitisme dont on subit encore des désastres comme par exemple la rafle du Vel d'Hiv en juillet 1942 !

lundi 8 mars 2010

Art :

L'Art suit ce processus : d'abord primitif, puis devient classique, puis académique, et décadent.
Et on recommence !

vendredi 5 mars 2010

Fritjof Capra

"Une des principales bipolarités dans la vie est celle qui existe entre les aspects masculin et féminin de la nature humaine. Comme dans l'opposition du bien et du mal, ou de la vie et de la mort, nous avons tendance à nous sentir mal à l'aise vis-à-vis de la bipolarité masculin/féminin en nous-mêmes, et par conséquent faisons ressortir l'un ou l'autre aspect. La société occidentale favorise traditionnellement le côté masculin plutôt que le féminin. Au lieu de reconnaître que la personnalité de chaque homme et de chaque femme est le résultat d'une synergie des éléments féminins et masculins, elle a instauré un ordre statique où tous les hommes sont censés être masculins et toutes les femmes féminines, elle a donné aux hommes les premiers rôles et la plupart des privilèges sociaux.
Cette attitude a mené à une valorisation excessive de tous les aspects "Yang" (ou masculins) de la nature humaine : activité, pensée rationnelle, compétition, agressivité (donc anti-sociale). Les modes de conscience "Yin" (ou féminines) qui peuvent être décrit par des mots tels qu'intuitif, religieux, mystique, occulte ou psychique, coopération, social, etc. ont constamment été réprimés dans notre société à orientation masculine.
L'équilibre entre ces deux forces dans un être humain crée l'androgyne, le déséquilibre l'hermaphrodite qui ne concerne que le corps et en fait un malade !

mardi 2 mars 2010

Identité nationale ?

Quand j'ai eu trente ans, j'ai décidé d'aller habiter Milan. Je n'y connaissais personne et ne parlais pas la langue.
Je me suis appliqué à apprendre l'italien et voulu comprendre les codes de ce pays. Après quelques mois, je me suis engueulé avec quelqu'un et je me suis dit alors "çà y est, tu deviens italien" ! En observant les gens entre-eux, petit à petit j'ai assimilé leurs codes sociaux, leur snobisme et leur manière de discriminer...et j'ai joué le jeu.
Un an plus tard, à un séminaire présidé par le propriétaire du "Corriere de la Serra", (premier journal de Milan), Monsieur le Comte me fit un compliment en annonçant que j'étais le seul italien présent autour de la table, ceci après une de mes interventions dont le sujet était : comment être responsable vis-à-vis des Italiens pour valoriser les actions faites par les responsables.
Bref, j'étais italien en Italie, et revenais français en revenant à Paris.