Dans la société contemporaine, l'union au groupe constitue la façon prévalente de surmonter la séparation. C'est une union où, dans une large mesure, le soi individuel disparaît, et dont le but est d'appartenir à la foule. Si je ressemble à quiconque, si je n'ai ni sentiments, ni pensées qui m'en distinguent, si je me conforme aux coutumes, usages vestimentaires et idées, au pattern du groupe, je suis sauvé ! Sauvé de l'expérience effrayante de la solitude ! Les systèmes dictatoriaux recourent aux menaces et à la terreur pour induire ce conformisme ; les pays démocratiques à la suggestion et à la propagande. On ne peux expliquer l'emprise qu'exerce la peur d'être différent, la peur de s'éloigner du troupeau, sinon en conprenant quelle profondeur se situe le besoin de ne pas être séparé.
Là se situe la différence entre "être à la mode" ou "être un style", comme Marlène Dietrich, Coco Chanel, Greta Garbo, James Steward, Gary Grant, Audrey Hepburn, Burt Lancaster, De Gaulle, etc...
lundi 22 mars 2010
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2 commentaires:
« Être dans le vent : une ambition de feuille morte! » Une de plus jolies phrases d’un autre grand Robert… Colonna d’Istria.
Sans vouloir faire groupe, je suis d'accord!
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