vendredi 27 juin 2008

éduquer

J'ai déjà raconté ma rencontre avec ce monsieur malheureux qui avait un fils en prison et une fille qui se prostitue.
Je ne pouvais pas lui faire remarquer qu'il avait certainement une grande responsabilité vis-à-vis de ses deux enfants, puisque ceux-ci ne sont pas devenus ce qu'il m'a appris, mais qu' il était évident qu'en grandissant, ses enfants n'ont pas été éduqué, ni par la mère, ni par le père.
Est-ce qu'on va enfin se décider à revenir à des principes logiques et trouver anormal qu'un élève aille en cours avec un couteau dans sa poche ?

Aldous Huxley dans son livre "la philosophie éternelle" p. 134 écrit ceci :
"Le culte de la culture est pratiqué par une majorité d'intellectuels dans les démocraties capitalistes. Des journalistes habiles, à qui "on ne la fait pas" qui écrivent sur n'importe quel autre sujet avec le cynisme condescendant des gens qui connaissent à fond Dieu, l'homme et l'Univers, et pour qui tout cet ensemble absurde n'a plus de secrets, restent pantois quand il s'agit de Culture. Avec un sérieux et un enthousiasme qui sont, en l'espèce, entièrement risibles, ils vous invitent à prendre part à leurs émotions véritablement religieuses devant le Grand Art, tel qu'il est repésenté par les décorations murales ou les centres civiques les plus récents; ils insistent sur ce que, tant que Mme X... continuera à écrire ses romans inimitables, et Mr. Y... ses critiques plus que coleridgiennes, le monde, en dépit de toutes les apparences du contraire, aura une signification. La même appréciation excessive de la Culture, la même croyance suivant laquelle l'Art et la Littérature sont des fins en soi, et peuvent fleurir à l'état d'isolement, en dehors d'une philosophie raisonnable et réaliste de la vie, ont même envahi les écoles et les universités. Parmis les éducateurs "d'avant-garde", il y a beaucoup de gens qui semblent croire que tout ira bien du moment qu'on permet aux adolescents de "s'exprimer", et qu'on encourage les petits enfants à être "créateurs" pendant les classes d'art. Mais hélas ! la cire à modeler et l'expression de la personnalité ne résoudront pas les problèmes de l'instruction."
Thomas Traherne disait au XVII ème siècle : "Celui-là ne sait rien comme il devrait le savoir, qui croit connaître une chose quelconque sans voir la place qu'elle occupe et la façon dont elle se rapporte à Dieu, aux anges et à l'homme, et à toutes les créatures de la terre, du ciel et de l'enfer, du temps et de l'éternité".

mercredi 25 juin 2008

68

En 68, on proclama : "interdit d'interdire". Ainsi, on décida qu'il ne fallait plus éduquer, ce qui est la formation du caractère. Si on n'apprend pas à un enfant qu'il va devoir toujours se soumettre à une autorité quelle qu'elle soit - professeurs, patrons, embouteillages, lois, etc. - en grandissant, il va devenir associal, agressif, idiot et malheureux. De plus, on nie la possibilité d'instruire, ce qui est la transmission d'un savoir.

Aujourd'hui, un professeur est traduit en justice parce qu'il a donné une claque à un éléve qui l'avait insulté et dont le père a porté plainte. La réalité dépasse la fiction ! On rêve !!! On justifie le droit de devenir un crétin associal ! Et on découvre les énormes problèmes que rencontrent tous les enseignants...On va-t-on ?

mardi 24 juin 2008

Clichés

J'étais assis à la terrasse d'un café un après midi de printemps. A côté de moi, un homme d'environ 60 ans, visiblement originaire d'Afrique du Nord, avait l'air si triste que quand il m'a regardé, je lui ai souri et il m'a demandé s'il pouvait me parler.
- Naturellement.
- Voilà, j'habite Marseille, et ma femme a absolument voulu que je vienne à Paris pour arranger des problèmes : mon fils est en prison, et ma fille se prostitue au bois de Vincenne. Que voulez-vous que je fasse ?
- Pas grandchose, mon pauvre monsieur.
- Mais je parle, je parle, excusez-moi. Racontez-moi, comment vont vos enfants ?
- Je n'ai pas d'enfants.
- Et votre femme ?
- Je n'ai pas de femme.
- Mais comme vous devez être malheureux, me dit-il d'un air stupéfait !
- Pas du tout, car je n'ai pas une femme qui m'oblige à faire ce que je n'ai pas envie de faire, pas de fils en prison et pas de fille qui se prostitue. Voyez-vous, Monsieur, avec la vitesse d'un éclair, vous êtes retombé dans le cliché. Il ne faudrait jamais prendre ses références pour agir selon un cliché...

individualité

José Ortega y Gasset a noté que "la vie prend un sens quand on en fait une aspiration à ne renoncer à rien. Tout est là. Dès l'instant où une mode - comme l'appartenance à une chapelle, un groupe, un parti, un mouvement, une communauté, une famille de pensée, une société particulière - met en péril en quoi que ce soit, l'expression de sa personnalité, ou oblige à renoncer à quoi que ce soit qui donne son sens à l'existence, il faut s'abstenir".
En fait : être ou ne pas être ! Etre un individu selon sa nature, ou devenir ce que veulent les autres, savoir choisir.

jeudi 19 juin 2008

définition

"La bêtise humaine est la seule chose qui donne une idée de l'infini" (Ernest Renan).

"Il y a des boniches dans tous les milieux. La boniche, ce n'est pas un état; c'est une mentalité"(Boris Vian).

"Devenir célèbre, c'est comme recevoir un collier de perles. La première joie passée, on se demande si les perles sont véritables ou de culture" (Somerset Maughan).

"Mais que foutait Dieu, avant la création? (Samuel Beckett)

"Ce n'est pas possible ! Pour être aussi con, tu as appris ?" (Jean Yanne).

"Religion : fille de l'Espoir et de la Peur expliquant à l'Ignorance la nature de l'Inconnaissable". (Ambrose Bierce).

"Ce que j'aime avant tout, c'est la vérité, me disait-elle en se mettant du rouge à lévres. (Francis de Croisset).

SADE : Se demander comment, avant lui, on appelait les sadiques ? (Pierre Daninos).

"Oui, je suis juif, et quand les ancêtres de mon très honorable adversaire étaient des brutes sauvages dans une îles inconnue, les miens étaient prêtres au temple de Salomon". (Disraeli).

"Les juifs ont donné Jésus-Christ et Karl Marx, et ils se sont payés le luxe de ne suivre ni l'un ni l'autre". (Peter Ustinov).

mercredi 18 juin 2008

style

Loïc Le Gall, Benjamin Lazar et Louise Moati m'ont invité à dîner chez Lipp, boulevard St Germain, ce lundi soir. Je fréquente ce restaurant depuis 1946. J'y ai rencontré la terre entière dans ce qu'elle a de mieux : acteurs, musiciens, écrivains, hommes politiques, couturiers, banquiers genre Rotschild, femmes du monde, grands gigolos, courtisanes...
On peut faire une comparaison entre l'industrie du vêtement et celui de la restauration : il y a ceux qui optent pour la mode (qui se démode), et ceux qui adopte le style indémodable. Les propriétaires de Lipp ont choisi "le style", et depuis 19OO, jamais cette brasserie n'a changé quoi que ce soit. Même décor, même service, garçons vêtus d'un gilet noir, d'un noeud papillon, protégés par un grand tablier blanc arrivant jusqu'aux chevilles, même cuisine. C'est comme un club, entre gens qui ont les mêmes goûts, un certain snobisme masqué, adorant la convivialité.
Mais l'essentiel est que je peux y retrouver mes souvenirs incarnés dans ce décor, et peut-être qu'en prenant de l'âge, vous comprendrez comme il peut être décevant de retourner dans un restaurant ou un café où vous avez vécu une belle histoire d'amour et entrer dans un nouveau décor, genre très à la page, et avoir une sensation de cimetière profané !

dimanche 15 juin 2008

Villa d'Este ?

Peut-être les promoteurs immobilier ont-ils compris que dans l'inconscient collectif, il y a une fascination et une nostalgie pour les rois, reines, princesses et princes ?
La Queen Mary, grand'mère de l'actuelle reine d'Angleterre, s'apprête à monter dans la voiture qui doit la conduire à une inauguration, vêtue d'une robe longue en dentelle crème, portant un collier de diamants et perles, un diadème sur la tête, les poignets ornés de bracelets couverts de pierres précieuses, et le premier ministre épouvanté lui demande si elle sait où a lieu la cérémonie.
"Nous allons dans un quartier populaire de la ville inaugurer un hôpital, je le sais, mais ils veulent voir une reine, et je leur montre une reine" !
Evita Peron se montrait au balcon du Palais présidentiel, à trois heure de l'après-midi, vêtue d'une énorme robe du soir en tulle blanc de chez Fath, le cou orné d'une rivière de diamant et était acclamée par la foule !

Marcel Achard disait : " le vrai théâtre - pour ma concierge - c'est une reine qui a des malheurs"

Jules Renard disait aussi : " Théâtre du peuple ! Quelle bêtise ! Appelez-le donc théâtre des aristocrates et le peuple ira"...

samedi 14 juin 2008

correction

En effet, Jung ne s'est pas opposé à Fred, mais à Freud !

J'ai du me rendre porte de Choisy voir un masseur pour soigner mon lumbago. J'ai calculé qu'il y avait 3O étages dans une des tour genre cage à lapins...angoissant ! Chose étrange, le nom de cette tour était "Villa d'Este". Il se trouve que je connais très bien la vraie Villa d'Este, située au bord du lac de Côme. Une merveille de luxe, de beauté, d'élégance, vestige d'un autre art de vivre. Si par hasard un des habitant de cette tour, en voyage organisé en Iralie, visite la Villa d'Este, ne va-t-il pas penser qu'on le prend pour un imbécile ?
C'est une manie de notre époque : On n'augmente pas le salaire, mais on donne un titre : on n'est plus homme de ménage, mais agent de surface, plus concièrge mais gardienne, plus une bonne mais employée de maison. Et si pour ne pas augmenter mon valet de chambre je lui donnais le titre de marquis ? Est-il assez idiot pour en être satisfait ?

vendredi 13 juin 2008

amour

Quand j'avais une quinzaine d'années, je demandais à ceux que je rencontrais d'écrire quelque chose dans un carnet que je consacrais à cet usage, et une de mes tantes a écrit :
"j'aime qu'on m'aime comme j'aime quand j'aime".
Et j'ai adopté définitivement cette formule si logique !

jeudi 12 juin 2008

Platon

Dans "Phèdre", Platon compare l'âme à un attelage de deux chevaux conduit par un cocher. Le cocher symbolise la raison, un des coursiers l'énergie morale, l'autre le désir. Cette métaphore fait intervenir les deux approches de la conscience - la biologique et la spirituelle - qui furent poursuivies sans être réconciliées à travers toute la philosophie et la science occidentale. Cette division est à l'origine du problème "esprit/corps" qui se reflète dans de nombreuses écoles de psychologie et particulièrement dans le conflit opposant Fred à Jung.

Ce choix qui détermine notre liberté et notre libre-arbitre a fait dire à Erasme :"On ne nait pas homme, on le devient".

mercredi 11 juin 2008

esthétique

Coco Chanel disait : "comme c'est étrange, que pour la plupart des gens, un centimètre de plus ou de moins n'a pas d'importance" !
Quand je suis à la terrasse d'un café, j'observe chaque personne qui passe. Et je reste stupéfait de constater que les vêtements portés par la majorité sont trop courts, trop larges, trop étroits, trop longs, pas adaptés au corps, de mauvaises qualités, mal assortis, et je me demande si la personne s'est regardée dans un miroir...
Quelques fois, passe un homme noir, très élégant, habillé d'un costume parfait, de chaussures impeccables, d'une cravatte club, marchant avec aisance. Il n'a pas recherché à être à la mode, mais a adopté le style développé dans notre société blanche. Alors que la majorité des européens s'habillent "moche" mais soi-disant mode, et lui nous démontre que l'élégance n'a pas de frontière !
Confusius avait raison en disant que le vêtement du dessus repésente l'image que l'homme se fait de Dieu.
La science a rendu obsolète les symboles religieux qui peuplaient le Ciel de divinités, d'anges, d'autant plus que le symbole, qui est un objet du monde connu, devrait suggérer quelque chose d'inconnu. Mais le symbole a été pris pour la réalité. Maintenant, on sait que le Ciel est vide ! C'est pourquoi, tant qu'on n'a pas trouvé de symboles adaptés aux nouvelles lois cosmiques, il ne peut y avoir de mode. Reste le style...Et si un noir l'a compris, pourquoi pas nous ?

lundi 9 juin 2008

tricot:

A propos d'un secrétariat d'Etat à la Condition féminine :
"Et pourquoi pas un ministère du tricot ?" De Gaulle.

dimanche 8 juin 2008

Clinton

Madame Clinton a été le plus parfait exemple de ce que Liz Green expliquait sur la femme dominée par l'animus : agressive, compétitive, cherchant le pouvoir-contrôle-domination par la force, totalement soumise au principe Yang.
Je la trouvais moche, une emmerdeuse, ridicule avec son sourire de façade et si peu femme !
Mais l'autre jour, je l'ai vu à la télévison, transformée, s'étant débarrassée de sa soumission à son animus, et redevenant une vraie femme, parlant de coopération. Bref, l'air humain...Comme quoi !

C'était du reste très amusant d'appercevoir de temps à autre son mari Bill, lui très doux, très Ying, un grand malin qui, sans le savoir, lui servait de repoussoir...

samedi 7 juin 2008

Cristobal Balenciaga

Etre :
Architecte pour les plans
Sculpteur pour la forme
Peintre pour la couleur
Musicien pour l'harmonie
Philosophe pour la mesure...

On tentant de faire l'effort de réunir ces cinq conseils en les matérialisant consciemment, on devient un être régénéré, humain. Ce n'est pas facile, me direz-vous ? Et alors ? On ne réussit rien sans efforts.

Thierry Maulnier a dit ceci :
"La France est la patrie du genre humain et l'on y est très accueillant aux étrangers, exception faite, bien entendu, pour les amerloques, les angliches, les fridolins, les macaronis, les espinguoins, les polacks, les macaques, les ratons, les youpins et autres métèques" !!!

Avec un peu d'humour, on arrive à vivre et accepter tant de bêtises, d'accord ?

l'intelligence ?

Il y a quelques années, j'ai été invité par une amie à participer à un dîner dans son hôtel particulier rue Bonaparte. Nous étions 12. Cette amie révèle aux convives mon intérêt pour l'astrologie. En face de moi, un monsieur respectable puisque banquier, me dit : "comment un homme de votre intelligence peut-il croire à ces bêtises ?"
" Combien d'années avez-vous étudier ce qui concerne l'astrologie pour être convaincu d'avoir raison de ne pas y croire ?"
" Mais je n'ai jamais étudié ce domaine, puisque je n'y crois pas !"
Dans le silence qui suivi cette affirmation, j'ai aperçu dans les yeux des autres convives un sourire moqueur, mais discret, car le banquier venait sans s'en douter de nous faire savoir qu'il avait une intelligence très restreinte.
Je pense qu'il a réalisé ceci car il m'a regardé avec une haine qui m'a fait très plaisir...

vendredi 6 juin 2008

étonnement

Je rencontre quelqu'un qui habite mon quartier, avec qui j'ai quelque fois échangé quelques mots. Comme il avait l'air assez malheureux, je lui demande ce qui ne va pas. Il me répond qu'il vient de perdre sa grand'mère âgée de 94 ans. Je lui présente mes condoléances et subitement il me dit : "heureusement, je vais un jour la retrouver au ciel, ce qui me console" !
"Je pense que vous savez que des astronautes vont dans le ciel, que nous savons maintenant que le ciel est vide, qu'il y fait un froid de canard, qu'il y fait une nuit totale, et que ceux-ci n'ont pas rencontré le Bon Dieu, ni des anges, ni la Vierge Marie, bref: rien !"
"Naturellement, je sais tout cela, je regarde la télévision...mais je reste certain de la retrouver un jour au ciel"

Le poids d'une vieille mémoire collective qui empêche quelqu'un d'appréhender la vérité me stupéfie ! Cela me donne envie de donner des paires de claques pour réveiller ces idiots.

jeudi 5 juin 2008

proberbe asiatique

Le sage montre le puit, donne la corde et le seau, mais seul l'élève peut puiser l'eau !

mercredi 4 juin 2008

suite

Ce sont les femmes soumises à l'animus comme l'a décrit Liz Green qui ont déplacé le vrai problème concernant le jugement d'annulation de mariage (pour manque de confiance) et qui créent cette invraisemblable et ridicule polémique. Je suis certain que vous avez tous un jour rencontré ce genre de bonne femme !

masculin-féminin

Quand on parle "homme" ou "femme" on pense sexualité et corps-objet. Si on veut citer le sujet, Jung a bien défini les choses : en tout homme il y a un principe féminin nommé "anima" et en toute femme il y a un principe masculin nommé "animus".
En fait, on devrait parler de l'énergie masculine "Yang" et de l'énergie féminine "Ying" pour éviter tout malentendu.
Les principes masculins sont l'extraversion, l'activité, la réussite et la structure, la compétition, l'analyse, l'agressivité, le pouvoir-contrôle-domination par la force, l'égoïsme, l'anti-social, l'activité centré sur l'être.
Les principes féminins sont l'introversion, la souplesse, la coopération, l'intuition, l'altruisme, la relation humaine, l'activité écologique, la douceur, la sensibilité.

En tout homme existe le principe Ying compensatoire et en toute femme le principe compensatoire Yang.

Comme l'a si bine dit Bénéton : la jeune fille sexuellement libérée n'est pas celle qui choisit en toute liberté son comportement, elle est celle qui adopte le comportement qu'implique sa "libération"...

Liz Green, psychologue anglaise écrit dans son livre "le guide astrologique des relations humaines" :
La femme dominée par l'animus oublie souvent que les arguments qu'elle avance et les opinions apparemment intelligentes, mais souvent dogmatiques qui gouvernent son esprit ne sont pas le fruit de sa propre réflexion, mais de simples emprunts. Elles sont en générale proférées non au nom de la vérité, mais pour la mettre en valeur ! Elle avancera dans la vie chargée comme un baudet, intimement convaincue que les hommes cherchent à la dominer et ne comprendra jamais qu'elle se trouve en réalité sous la coupe de l'homme inconscient qui sommeille en elle. En conséquence, elle pense qu'elle doit d'abord prouver sa supériorité aux hommes. Cela n'a rien à voir avec la femme qui aspire vraiment à se comprendre et à s'épanouir.

Je dédie ceci à toutes les femmes qui revendiquent une égalité avec les hommes, sauf si on parle de l'égalité devant la loi, - même punition si on vole ou tue -, et droit à l'égalité si une femme fait un travail identique à celui d'un homme et donc droit au même salaire. Mais si on parle biologie, un homme produit le sperme, la femme fécondée matérialise l'enfant. Donc complémentarité, mais pas égalité.

mardi 3 juin 2008

la bêtise officialisée

Même les politiques se sont laissé prendre au piège ! On est devenu infantile en haut lieu.
En résumé : un homme demande à sa future épouse si elle est encore vierge. Celle-ci affirme que oui. Le soir des noces, l'homme s'aperçoit que sa femme lui a menti. Il en déduit avec raison que dorénavent, il ne peut plus lui faire confiance et demande l'annulation "pour manque de confiance". Stop.
Si je découvre qu'un ami très cher me ment, je ne le considère plus comme un ami crédible et de confiance. Normal.
On ne peut reprocher à un homme de vouloir une femme vierge. Si dans ce cas, cette femme lui avait avoué ne plus l'être, le mariage ne se serait pas fait. Stop.

Tout ce bruit ne concerne pas le droit des femmes d'avoir la sexualité qu'elles désirent, c'est évident. Il s'agit en fait d'une récupération habile mais malhonnête qui déplace ce problème de la réalité. Et que les politiques tombent dans le piège est navrant...

"Ni putes, ni soumises" s'y mettent aussi, on rêve.
Je n'ai pas connu de femmes qui se sont ruinées pour couvrir un homme de diamants, mais j'ai connu plusieurs hommes, qui ruinés par trop de générosité, se sont suicidés ! Pauvres femmes soumises !

lundi 2 juin 2008

pour réfléchir

Philippe Bénéton, professeur à la faculté de droit et de science politique, Rennes-1 a publié dans une lettre ouverte il y a quelques années ceci :

"Au travers de certaines émissions se manifeste le pouvoir des maîtres de la paole électronique Le pouvoir de décider ce qui importe d'abord, et aussi, celui de façonner les moeurs.
Que va-t-il se passer ? Les choses sont prévisibles. Les opinions conformes, les opinions convenables, c'est à dire les nouveaux préjugés, seront orchestrés. Il n'y a pas de débat honnête ou loyal, mais des arguments d'autorité - "soyez moderne" - des formules d'excommunication :
- "c'est l'ordre moral" - des propositions a priori - "la liberté indéterminée, l'égalité vide de substance" -.
La maneuvre principale est celle-ci : l'opinion dominante s'arme de l'idée d'émancipation pour imposer les opinions et attitudes convenables. La jeune fille sexuellement "libérée" n'est pas celle qui choisi en toute liberté son comportement, elle est celle qui adopte le comportement qu'implique sa "libération".
Autrement dit, soyez libre, faites ce que je vous dis, ou parallèlement : libérez-vous des préjugés, adoptez ces idées reçues. Bref, l'émancipation signifie le conformisme.
Les hommes des médias travaillent à établir l'empire des préjugés. Ils forment pour la plupart, (certains sauvent l'honneur) une élite déloyale qui s'arroge un pouvoir que rien ne justifie. Ce sont des usurpateurs qui se masquent derrière la liberté d'informer eet de grands sentiments.