dimanche 15 juin 2008

Villa d'Este ?

Peut-être les promoteurs immobilier ont-ils compris que dans l'inconscient collectif, il y a une fascination et une nostalgie pour les rois, reines, princesses et princes ?
La Queen Mary, grand'mère de l'actuelle reine d'Angleterre, s'apprête à monter dans la voiture qui doit la conduire à une inauguration, vêtue d'une robe longue en dentelle crème, portant un collier de diamants et perles, un diadème sur la tête, les poignets ornés de bracelets couverts de pierres précieuses, et le premier ministre épouvanté lui demande si elle sait où a lieu la cérémonie.
"Nous allons dans un quartier populaire de la ville inaugurer un hôpital, je le sais, mais ils veulent voir une reine, et je leur montre une reine" !
Evita Peron se montrait au balcon du Palais présidentiel, à trois heure de l'après-midi, vêtue d'une énorme robe du soir en tulle blanc de chez Fath, le cou orné d'une rivière de diamant et était acclamée par la foule !

Marcel Achard disait : " le vrai théâtre - pour ma concierge - c'est une reine qui a des malheurs"

Jules Renard disait aussi : " Théâtre du peuple ! Quelle bêtise ! Appelez-le donc théâtre des aristocrates et le peuple ira"...

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Je ne sais pas pourquoi ce jour-là, à la météo incertaine et véhiculée d'un scooter, j'ai décidé de mettre une robe légère et des talons hauts. Le col en fourrure de mon manteau était la seule garantie d'une possibilité de réflexion saine chez moi. J'allais voir un homme que je ne connaissais pas, que j'avais imaginé beaucoup plus gros, presqu'aussi gros que le psychanalyste Jean-Pierre Winter, à se demander pourquoi... Et pour parler d'astrologie à 11h30 du matin, j'avais choisi une tenue que mes jeans relèguent plus souvent à un soir d'été. Comme une intuition que ce homme que j'allais rencontrer avait ce genre de sensibilité que les femmes auraient intérêt à garder des boudoirs et des colliers de perle sur leur négligé de nuit, plutôt que de se lancer à l'assaut de rodéos motorisés dans l'univers mortel parisien. Je ne suis pas la tante de la reine d'Angleterre ou sa grand-mère, mais j'adore le théâtre, celui des riches comme des pauvres, celui des âmes qui cherchent à devenir des hommes, à adevenir à une civilisation d'être bien au-delà d'un simple accès à la culture. Ma rencontre avec Robert Levaillant, héros proustien, fut un merveilleux théâtre d'âmes. Merci.