lundi 21 juin 2010

Baltasar Gracian : "L'homme de cour" 1684

L'homme au comble de sa perfection : Il ne naît pas tout fait, il se perfectionne de jour en jour dans ses moeurs et dans son emploi, jusqu'à ce qu'il arrive enfin au point de sa consommation. Or l'homme consommé se reconnaît à ces marques : au goût fin, au discernement, à la solidité du jugement, à la docilité de la volonté, à la circonspection des paroles et des actions. Quelques-uns n'arrivent jamais à ce point, il il leur manque toujours je ne sais quoi ; et d'autres n'y arrivent que tard.
"Le savoir et la valeur font réciproquement les grands hommes" :
Ces deux qualités rendent les hommes immortels, parce qu'elles le sont. L'homme n'est grand qu'autant qu'il sait ; et, quand il sait, il peut tout. L'homme qui ne sait rien, c'est le monde en ténèbres. La prudence et la force sont ses yeux et ses mains. La science est stérile, si la valeur ne l'accompagne.

2 commentaires:

Alexandra a dit…

Le propos est juste!
Mais l'homme au comble de sa perfection l'homme grand qui sait par opposition à l'homme qui ne sait rien l'homme du monde des tenebre n'est pas pas un contraste pertinent pour moi.
Tous nous sommes asujettis à l'insondable finitude à cette inconnue chronologie de la vie...alors certes on peut se donner les moyens de vivre au mieux dans cette salle d'attente insolite qu'est la vie mais ca ne change pas pour autant in fine l'essence de ce que nous sommes tous : tous egalement identiquement ignorants.
Sinon quant à la petition apparament souhaité par "Anonyme"-quel identifiant !- je suis prête à ceder au vote de la majorité et cesser mon bel effort d'ecrire sur ce blog.
All is possible!

Alexanda a dit…

Bonjour
Je repensais à la petition souhaitée par "Anonyme"à mon encontre et je me rends compte combien cette personne a raison de souhaiter cette chose si il est vrai que mes propos l'inconforte ,la blesse.
Même pour moi son souhait est une leçon pour moi car contrairement à elle je n'arrive pas à me proteger toujours contre l'inconfort que les autres me produisent.
Je suis tête en l'air,apragmatique alors pour moi la realité telle que l'apercois un jour n'est jamais figée et de ce fait difficile de poser pour moi une sanction claire, forte à l'encontre de quiconque.
Pourtant theoriquement je reconnais pleinement la logique d'aspirer vers la perfection et pas s'assujettir aux tenebres.
Quel denominateur commun d'amour entre une petition contre moi de "Anonymeé ,les propos peu flatteurs de M.Levaillant à l'enconte de ma personne et mes courriels à la reflexion bien particulière?Bach, Van Gogh, Bosch, Brueghel le Vieux qui signent un mystère enchanteur en dehors de toute finitude,une horologe au mûr pour l'insondable regularité de l'unité temps, une feuille de papier et un crayon comme temoin de ces merveilles voila l'Univers ideal pour accueillir la petition,entendre les propos de M.Levaillant et donner une place à mes propos.
Rangez donc Mme l'Anonyme votre petition, M.Levaillant plus d'utilité à pointer du doigt mes propos, mes ecrits sont à tracer librement.
Vous m'aimez et je vous aime à travers une peinture de Brueghel, un concerto brangbourgeois de Bach.
L'horloge et un crayon signeront à chaque fois notre rencontre qui s'operera à chaque fois que nous seront emerveillées de cette façon là.
Au dela la sanction est inutile, la parole vaine.
Douce folie...utopie?
Sourire.