vendredi 17 octobre 2008

Genève

J'ai retrouvé une ville différente, avec plus d'étrangers de toutes les nationalités, pour la plupart pas riches du tout (!). C'est populaire sans l'être trop. Les voitures, dès que vous avez mis un pied sur le passage clouté, stop immédiatement avec aimabilité, mais la seule fois que j'ai risqué de me faire renverser par une voiture agressive elle était plaquée française. Etonnant ? J'ai retrouvé avec émotion dans la vieille ville des souvenirs de mes avant-20 ans, inchangés, cela fait très plaisir de constater que tout ne disparait pas. J'ai aussi découvert l'autre rive du lac que je ne connaissais avec le port remplis de voiliers, une petite plage, et un lac qui ressemble presque à une mer. Je me suis souvenu qu'à cette époque, on restait toujours dans une sorte de bulle, dans une tribu avec ses rites et ses espaces, ce que j'ai retrouvé à Paris après la guerre : pendant des années , on de dépassait pas une frontière invisible, l'Odéon, et la moitié des parisiens allait au Bois de Boulogne et l'autre au Bois de Vincenne. J'ai descendu la première fois le Boul-Mich il y a seulement 15 ans. Gonzague Iriart, un amis adorable de 25 ans, élégant, très banquier (ce qu'il est) me recevait chez lui dans un appartement assez grand pour ne pas avoir la sensation de déranger, et qui se trouvait sur la rive que je ne connaissais pas près du Parc de la Grange. J'ai ainsi agrandi ma connaissance de Genève. J'ai pu visiter l'Hôtel des Bergues où je voyais le Prince de Monaco, Pierre, mais malheureusement là aussi, on a redécoré l'intérieur avec un étrange souci de vouloir "faire riche" et c'est vraiment raté! De même à l'Hôtel de la Paix où j'ai souvent habité. J'ai pu profiter d'un soleil éclatant, ce n'est que quand je suis arrivé à la gare pour revenir à Paris qu'il a commencé à pleuvoir, ceci pour me remercier d'être revenu me promener dans mes souvenirs de jeunesse.

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